Selon un récent rapport de l’enquête menée par le Centre de Recherche en Finances Publiques et Développement Local (CREFDL), sur la collecte des recettes non fiscales par 14 services d’assiette encadrés par la Direction Générale des Recettes Administratives et Domaniales (DGRAD), il en ressort que nombreux sont ceux qui sont en dessous de la moyenne.

Selon l’analyse publiée par CREFDL dans le 4ème numéro de son baromètre financier, le dernier de classe parmi ces 14 services d’assiette, c’est la Police Nationale Congolaise (PNC) qui, depuis 2021 jusqu’au premier semestre de l’année 2026, n’arrive pas à réaliser ne fût-ce que la moitié de ses assignations budgétaires annuelles.
Mais quand on voit la masse d’argent qui circule entre les mains des policiers dans les Sous-Ciat et Commissariats de Police, ou encore dans les poches des policiers commis à la circulation routière, on peut avoir l’idée du mal qui est causé à l’État congolais par ses propres agents, capables de s’adonner au coulage des recettes en toute impunité.

Dans cette liste de mauvais élèves, arrivent en ordre utile les ministères de l’Enseignement Supérieur et Universitaire, de la Justice et du Tourisme où la perception des frais administratifs ou les amendes ne passent que rarement par le circuit bancaire. Dans ces ministères, le coulage des recettes est devenu une seconde nature dans le chef des fonctionnaires commis à la perception.

Vu l’ampleur de la situation, le CREFDL demande au Ministre des Finances de diligenter des enquêtes auprès de tous les 14 services d’assiette concernés par la présente étude pour découvrir l’étendue du désastre.
l’État a besoin d’argent pour mieux rémunérer ses agents, malheureusement les mêmes agents lui prive des moyens de sa politique salariale.

Pour supplément d’information, la police intervient pour 30% au budget national de l’Afrique du Sud.

L’Intelligent