Dans un pays en guerre, où le gouvernement de la République fournit des efforts énormes pour payer le salaire des militaires, policiers, enseignants, infirmiers et médecins, il est surprenant de voir quelques privilégiés, en termes de rémunération, menacer l’Etat, au motif qu’ils ne seraient pas payés depuis 6 mois.

Ces privilégiés de la République, c’est bien les députés provinciaux qui conditionnent la rentrée parlementaire pour la session budgétaire d’octobre au versement préalable de leurs émoluments. Très grave, ils menacent de destitution tout président de l’Assemblée provinciale qui convoquerait la séance d’ouverture de la session. En clair, pour l’argent et leurs intérêts égoïstes, nos élus provinciaux peuvent bloquer, sans le moindre regret, le fonctionnement régulier de la République.

Pourtant, ces personnes qui auraient dû servir de modèle de patriotisme, savent que la rentrée solennelle des Assemblées Provinciales de la République constitue un évènement de portée souveraine pour l’Etat, qui ne peut souffrir de boycott ni de sabotage. Doit-on déduire de ce comportement anti patrie que les députés provinciaux ne sont pas suffisamment outillés au point de confondre la fonction parlementaire au militantisme syndicale ? Nous sommes vraiment tentés de répondre à cette question par l’affirmative.

Au moment où ils s’adonnent aux chantages éhontés, il nous revient du ministère des Finances des informations vérifiées selon lesquelles l’ordre de paiement des émoluments des députés provinciaux pour les mois de juin, juillet et août 2026 suit son court normal, et que très bientôt, ils vont les toucher.

Par conséquent, vouloir bloquer l’ouverture de la session budgétaire pour un petit retard de versement des émoluments, est ni moins ni plus acte de trahison. Quel message veulent-ils donner au monde, si ce n’est donner les éléments de langage aux agresseurs de la RDC ? Ça va se savoir.

L’Intelligent