En date du 05 octobre 2026, le Rapporteur de l’Assemblée Nationale, l’honorable Jacques Djoli a rendu public un communiqué officiel, dans lequel il est demandé aux députés nationaux, de faire parvenir à son office, au plutard le 15 octobre, les photos et les vidéos de leurs réalisations respectives.

Ces supports serviront à l’élaboration, par le Bureau de l’Assemblée Nationale, d’un document consacré aux réalisations des élus nationaux dans leurs circonscriptions.

Et comme on pouvait s’y attendre, cela n’a pas tardé de susciter un tollé dans la classe politique, en commençant par l’opposition, qui a qualifié cette exigence de non constitutionnelle.

Pour justifier sa désapprobation, l’opposition évoque l’article 100 de la Constitution qui définit clairement les prérogatives des députés nationaux. Il s’agit entre autres de voter les lois et à contrôler le Gouvernement, les entreprises publiques ainsi que les services publics.

Pendant leurs vacances parlementaires, leur mission se limite à se mettre à l’écoute de leurs bases, d’effectuer un suivi technique et politique de l’action de l’Exécutif, afin de rédiger des rapports de mission destinés à l’Assemblée nationale.

Comme on le voit, il n’est donc pas question pour un député national de se mêler des questions liées à la construction des infrastructures de base.

Car, sur la base du principe de séparation des pouvoirs et conformément à la constitution, seul l’exécutif national, sous l’égide de la Première Ministre et du Ministère du Plan, est l’unique et seul maître d’ouvrage de l’action publique.

Aussi, l’exécution du budget, la passation des marchés publics, la construction et la livraison des infrastructures incombent-ils au Gouvernement et à ses structures techniques ou agences d’exécution délégués.

Pour certains Opérateurs politiques, demander aux députés nationaux un rapport d’exécution d’ouvrages publics relève non seulement d’une confusion totale de leur mandat. Bien grave, cette démarche s’apparente à une complicité flagrante pour couvrir les détournements de deniers publics, trop souvent réorientés vers l’achat clientéliste des consciences.

L’Intelligent