Au cours d’une séance de travail avec les représentants et les membres de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), tenue à Kinshasa le vendredi 11 septembre 2026, le Directeur Général de l’ Autorité de régulation de la sous-traitance dans le secteur privé (ARSP), Ted Beleshay, leur a révélé son initiative relative à la campagne qu’il compte lancer en vue de la sensibilisation et vulgarisation de la loi sur le contenu local en République démocratique du Congo. L’initiative doit préparer les entreprises à l’échéance du 31 décembre 2026, notamment en matière d’actionnariat salarié et de participation des Congolais au capital social.

« Nous lancerons prochainement une campagne de sensibilisation et de vulgarisation de la loi sur le contenu local, afin qu’au 31 décembre 2026, conformément à la décision du Gouvernement et du Chef de l’État, toutes les parties prenantes appliquent les dispositions légales prévues par cette loi, en particulier en matière d’actionnariat salarié et de participation des Congolais au capital social », a-t-il fait savoir.

À travers cette campagne, l’ARSP entend mieux faire connaître aux entreprises les obligations liées au contenu local et faciliter leur application.

Selon la Direction Générale de l’ARSP, l’enjeu dépasse la seule conformité administrative ; il porte également sur la participation effective des Congolais à la propriété, à la gestion et aux retombées économiques des activités exercées sur le territoire national.

A ce sujet, le DG Ted Beleshay Kasanda pense que la politique de sous-traitance et celle du contenu local doivent contribuer à structurer un entrepreneuriat national susceptible de profiter davantage des richesses et des marchés générés par l’économie congolaise.

Raison pour laquelle il a signifié aux uns et aux autres la vision du Président de la République dans ce domaine :

 » faire émerger un entrepreneuriat congolais pérenne, structuré et prospère, pour créer les conditions d’une classe moyenne nationale et faire en sorte que la richesse produite sur notre sol et notre sous-sol profite d’abord à notre économie, par la création de chaînes de valeur opérées dans notre pays. »

Pour le DG Baleshay Kasanda, la législation sur la sous-traitance et le contenu local constitue l’un des principaux instruments de cette politique. L’ARSP veut ainsi renforcer ses procédures, intensifier sa communication et accompagner les entreprises disposées à se conformer aux règles en vigueur.

* La FEC associées à la campagne pour relayer les bonnes pratiques

A noter que la Fédération des entreprises du Congo est associée à cette démarche.

En effet, devant les chefs d’entreprises, le DG de l’ARSP a présenté la FEC comme un interlocuteur central dans la diffusion des exigences réglementaires auprès du secteur privé.

« La Fédération des entreprises du Congo n’est pas, pour l’ARSP, un interlocuteur parmi d’autres : elle est le partenaire naturel de notre mission », a-t-il insisté.

Avant d’estimer qu’une collaboration étroite entre le régulateur et les organisations patronales permettra de clarifier le champ d’application de la loi, d’harmoniser les pratiques et de renforcer la sécurité juridique des entreprises.

« Lorsque le régulateur et le secteur privé travaillent ensemble, le périmètre de la loi devient plus lisible, les pratiques s’harmonisent, la conformité se diffuse dans les différents secteurs économiques et les entreprises gagnent en sécurité juridique », a-t-il expliqué.

Au finish, l’ARSP souhaite que la FEC puisse3 sensibiliser ses membres et faciliter la circulation de l’information sur les règles applicables. « Je compte trouver en vous un relais actif dans la diffusion efficace des bonnes pratiques en matière de sous-traitance et de contenu local.

A travers ces échanges, on constate que les deux parties veulent renforcer leur collaboration, en dépit du fait que, du côté de la FEC, il existe un fort besoin de clarification des obligations, des entreprises concernées par le contenu local et des modalités de suivi au-delà du 31 décembre 2026.

Mais du côté de l’ARSP, son Directeur Général tient à la souveraineté économique de la RDC.

 » Ma conviction est que la souveraineté économique n’est jamais donnée, mais qu’elle se construit par l’émergence d’entreprises nationales capables de conquérir durablement les marchés créés par notre propre pays et l’émergence de champions industriels nationaux », a conclu le Directeur Général Ted Baleshay Kasanda.

Lyrence Mbuyi K