Se croyant devant un tribunal pénal, Joseph Kabila a confondu la nation à cette instance pour réciter des notes dont le contenu ressemble a la fois à un réquisitoire contre le régime Tshisekedi et à une véritable plaidorie visant à disculper Kagame des atrocités commises dans l’Est de la République Démocratique du Congo.
En effet, dans une nouvelle adresse à nation (on sait quelle nation et à quel titre), Joseph Kabila a chargé le pouvoir en place à Kinshasa, l’accusant de tout et de rien.
L’ancien Président reproche à son successeur la poursuite de la guerre dans l’Est en collaboration avec les Wazalendo, la dérive autoritaire, la volonté de changer la constitution
Selon lui, la RDC est en péril, par conséquent le peuple doit prendre rendez-vous avec l’histoire.
A ce sujet, il a promis de partager dans les heures, jours et semaines à venir, sa vision des actions à mener pour sauver le pays.
Mais, aussi invraisemblable que cela puisse être, Joseph Kabila, dans son discours, n’a pas pipé mot sur l’agression du Congo, son pays, par le Rwanda de Paul Kagame, encore moins sur les atrocités commises par le M23-AFC sur des populations congolaises innocentes.
Se contentant, toute honte bue, de demander le retrait de la RDC de toutes les troupes étrangères, y compris la neutralisation de tous les groupes armés.
Comme on pouvait s’y attendre, cette absence de condamnation du Rwanda a réconforté ceux qui accusent Kabila de rouler pour Paul Kagame et ses supplétifs du M23-AFC.
L’Intelligent






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