Revenir sur le même contenu et la même forme de leurs textes, et ce à la virgule près, les médias qui ont pensé défendre l’ancien Ministre des Finances, Nicolas Kazadi, au sujet de la dette inutile de 157,5 millions de dollars américains avec un taux d’intérêt annuel de 11,5% pour financer la construction du Centre Financier de Kinshasa, n’ont du convaincre les spécialistes en la matière, quand au bien-fondé d’un tel emprunt.

Rappelons que c’est Nicolas Kazadi qui a ouvert les hostilités lorsqu’il a sévèrement critiqué l’Eurobond obtenu à 9%. Et quand les autres ont rappelé au bon souvenir des congolais sa gestion peu orthodoxe des finances publiques, en donnant l’exemple de la dette contractée rien que pour la réalisation d’un simple projet de prestige, il a vite courru auprès des médias pour lui venir à l’aide. Malheureusement, ces journaux s’en sont mal pris en publiant tous et en même temps un texte écrit par le commanditaire lui-même, mais sans démentir ce dont ce dernier est reproché.

Malgré la tentative de justification dans les colonnes de ces médias, les faits contenus dans la note de la Direction Générale de la Dette Publique (DGDP) du 18 mai 2023 n’ont pas été démentis.

En effet, pour contester les 52 millions avancés, ces medias ont calculé que 150 millions USD à 11% ne font que 17,25 millions USD d’intérêts par an. En faisant ainsi, ils ont ruiné leur propre démonstration. Car, les échéances de 26 millions USD par semestre comprennent donc le remboursement du capital et des intérêts. Or, 26 millions USD par semestre, c’est bien 52 millions par an qui sortent du Trésor public. Comme on le voit, ils confirment le chiffre qu’ils prétendent contester, dans ce sens que, pour le Trésor public, peu importe que ce soit le capital ou des intérêts, c’est un décaissement.

Malgré leur défense, ces médias savent que cette dette a été contractée sous Nicolas Kazadi et c’est le Trésor public qui la rembourse aujourd’hui. D’ailleurs, dans l’article dénonçant cette dette, la charge réelle a été sous-évaluée.

En réalité, le calcul réel sur les six semestres effectifs donne plutôt 26,25 millions USD de capital plus 8,73 millions USD d’intérêts ; soit au total 34,98 millions par semestres et donc 69,96 millions USD la première année pleine. C’est pour dire que le média Africa news avait raison dans ces publications et son argumentaire n’est jusque-là pas battu. Il tient les Nicolas à la gorge.

CKM