Voici ce qu’il a dit le 20 février 2023 : Ces derniers temps, l’ancien Ministre des Finances veut se faire des partisans dans le camp de l’opposition au régime Tshisekedi, en faisant véhiculer certains chiffres et analyses erronés concernant la dette extérieure de la RDC. 

En effet, depuis que son successeur a réussi à faire entrer avec panache la RDC dans le marché financier international, Nicolas Kazadi est dérangé, au point de critiquer l’Eurobond à 9% obtenu. Aussi, s’inquiète-t-il du fait que par ce lancement inaugural de l’Eurobond, notre pays va vers l’endettement commercial qu’il aura du mal à rembourser. Soit.

Mais revenons en 2023 au mois de février. Au cours du briefing presse qu’il a co-animé avec le Ministre Patrick Muyaya de la Communication, en date du 20 février 2023, Nicolas Kazadi a reconnu que la RDC est un pays sous-endetté, et qu’elle pouvait diversifier ses sources de financement pour investir dans le développement.

A l’époque, il menait des démarches pour permettre la RDC d’intégrer les marchés financiers internationaux.

Voilà qu’aujourd’hui, parce qu’il n’est plus aux affaires, le recours à l’endettement auprès des marchés financiers du monde devient un problème.

Comme il avait reconnu en 2023, actuellement aussi en 2026, la dette extérieure de la RDC, selon les données la DGDP, ne représente que 17% du produit intérieur brut (PIB).

Hier, il a affirmé que la République Démocratique du Congo pouvait aller jusqu’à une dette extérieure à 20 milliards de dollars américains et que la situation n’était pas alarmante, la même personne veut alarmer la population alors que les 12 milliards USD de dette aujourd’hui sont dans la même proportion de 17% du PIB de notre pays.

Si hier, il a défendu le fait que la RDC pouvait s’endetter jusqu’à 20% ou 22% de son PIB pour financer son économie, pourquoi s’en offusquerait-il aujourd’hui ?

De la part d’un homme d’Etat, pareille contradiction ne fait que confronter la position de ceux qui disent que l’ancien Argentier national est tout simplement de mauvaise foi. On peut critiquer la gestion de son successeur. Mais de là à se contredire continuellement dans le seul but de se donner une bonne conscience par rapport à ses limites lorsqu’on a été aux affaires, c’est déshonorant. Il n’y a aucune élégance ni noblesse dans cette démarche.

CKM