Les opposants congolais membres de la Coalition C64 ont promis plaquer au sol le régime Tshisekedi si ce dernier ne renonçait pas au vote et à la promulgation de la loi sur le référendum.
Aujourd’hui, non seulement cette loi a été adoptée par les deux chambres du Parlement, mais aussi et surtout elle est jugée conforme à la constitution. A ce stade, même si le Président de la République ne l’a promulgue pas, endéans 15 jours, celle-ci, conformément à la constitution que la C64 défend, entre vigueur et devient opposable. On doit également noter que dans son arrêt, la Cour Constitutionnelle a recommandé la publication de la loi sur le référendum au Journal officiel. Toutes ces étapes franchies, l’opposition est restée dans l’indécision, aggravant ainsi le sentiment d’incompréhension dans le chef de certains congolais qui croyaient à ce combat contre le projet de changement de la constitution.
Puis vint la promesse de la tenue du dialogue national inclusif sous l’égide de la CENCO et de l’ECC.
Au lieu de prendre de la hauteur sur cette question, la C64 a, comme dans ses habitudes, multiplié des sorties médiatiques et des déclarations intempestives jusqu’à lancer un ultimatum au Président de la République, au point de lui intimer l’ordre de convoquer le dialogue par une ordonnance avant la date butoir du 15 août 2026.
A trois jours de la fin de cet ultimatum, la C64 se vide. Et pire, certains leaders de cette coalition ont choisi d’aller en vadrouilles en Europe, abandonnant derrière eux, les quelques hommes qui les soutiennent.
Ceux qui sont restés au pays, n’ont plus d’yeux que pour le Cardinal Ambongo, seul capable de mobiliser pour une hypothétique manifestation politique.
Au moment où nous couchons ces lignes, ni le lieu ni la date de la tenue n’est connu des communs de mortel. Et donc, jusque-là, c’est encore et toujours Félix Tshisekedi qui impose le temps et dicte son calendrier à tous.
Betu Kumeso
