Certainement pour marquer les esprits et jouer à la manipulation de l’opinion, Joseph Kabila a évoqué dans son discours la dette publique de la RDC qui, selon lui, a explosé et dépasse aujourd’hui les 18 milliards de dollars américains.
Kabila s’en offusque au motif que, sous son règne, il a fait bénéficier à notre pays des allègements de la dette qu’il a héritée de ses prédécesseurs. Comme pour dire que c’est lui le meilleur gestionnaire et l’homme de l’assainissement des finances publiques de la RDC.
Malheureusement pour lui, l’homme qui gère les finances publiques du Congo aujourd’hui est un expert reconnu mondialement : le Ministre Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi.
Sous l’impulsion du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, cet technocrate a réussi à faire de la dette publique un levier de financement des infrastructures et des priorités du Gouvernement tout en maintenant sa soutenabilité et ce, dans un cadre cohérent de l’action publique et d’une vision stratégique.
En réponse à Joseph Kabila, Doudou Fwamba a fait simple pour rappeler à l’ancien Président que la dette ne peut pas être appréciée indépendamment de la capacité de l’économie congolaise à générer des ressources et à financer son développement.
Raison pour laquelle le Ministre des Finances souligne que la ratio de la dette publique rapportée au PIB demeure inférieure à 20%, un niveau soutenable au regard des standards régionaux.
Que Joseph Kabila vienne insinuer qu’un endettement de moins de 20% du PIB serait un fardeau, Doudou Fwamba pense que cela résulte soit de la mauvaise foi politique, de la méconnaissance des fondamentaux en matière de gestion économique et financière, ou encore d’une absence de vision stratégique en matière de financement du développement.
Le Ministre Fwamba a saisi cette occasion pour établir une comparaison entre les principaux indicateurs de la RDC en 2019 et ceux de 2026.
Selon ce membre du Gouvernement Judith Suminwa, le PIB nominal de la RDC est passé de 50 milliards de dollars américains en 2019 à environ 120 milliards USD en 2026.
Quant aux réserves de change, elles sont de 8 milliards USD aujourd’hui contre 1,3 en 2019. Tandis que le budget de l’Etat, qui était de 4 milliards de dollars américains, avoisine les 18 milliards en 2026.
Pour être complet dans sa réponse, Doudou Fwamba a évoqué une nette amélioration du déficit du compte courant, ramené à 1,3% du PIB en 2024, contre 3,2% en 2019.
Aujourd’hui, grâce à cette série des performances obtenues sous Félix Tshisekedi, la RDC accède désormais facilement aux marchés financiers internationaux. L’existence de trois programmes formels avec la Fonds Monétaire International (FMI), témoigne de la bonne santé des finances publiques de la République Démocratique du Congo.
N’en déplaise à Kabila et à ses semblables, les indicateurs ci-devant évoqués par le Ministre Fwamba constituent des éléments permettant de mesurer les changements intervenus dans la gestion économique du pays depuis la fin du régime précédent.
En conclusion, l’Argentier national affirme que » entre ces deux périodes de gouvernance, aucune comparaison possible. Pour lui, les choix économiques opérés par le Président Félix Tshisekedi ont fait évoluer le pays, qui dispose aujourd’hui des infrastructures de base sur toute l’étendue du territoire national. Chose que Joseph Kabila n’a pas su faire en 18 ans de règne.
L’Intelligent






Laisser un commentaire