Se pliant à l’exercice de redevabilité à l’occasion de l’an 1 du Gouvernement Judith Suminwa 2, le Vice-Premier Ministre Ministre du Budget, Adolphe Muzitu a été l’invité de la presse pour parler du projet de la loi des finances 2027 ainsi que de la question de l’endettement de la République démocratique du Congo.
Parlant de la dette extérieure de la RDC qui se situe entre 11 milliards de dollars américains aujourd’hui, Adolphe Muzitu, dont on connait l’expertise en matière des finances, a révélé que la RDC reste un pays « sous-endetté » et dispose encore d’une marge pour recourir à l’emprunt.
C’est ce qu’a affirmé le vice-Premier ministre, ministre du Budget, Adolphe Muzito, lors d’un exercice de redevabilité avec la presse, ce lundi 21 septembre.
Selon lui, la dette extérieure de la RDC est actuellement estimée à environ 11 milliards de dollars américains, pour un produit intérieur brut (PIB) de 137 milliards USD. Le service annuel de la dette s’élève à environ 500 millions USD.
Pour Adolphe Muzito, la RDC peut donc encore recourir à l’emprunt pour financer des projets structurants, notamment les routes, les chemins de fer, les ports et les aéroports. Il évoque même une capacité théorique d’emprunt pouvant aller jusqu’à 100 milliards USD, tout en maintenant la dette sous le seuil de 50 % du PIB.
Fort de cette capacité d’endettement, le Gouvernement compte la mettre à contribution, dans le cadre du budget 2027, pour prélever sur le marché financier international environ 4 milliards de dollars d’emprunts, tout en maintenant les ressources propres comme principale source de financement de l’État.
Abordant la question de rémunération dans l’administration publique, Adolphe Muzitu a indiqué que, sur instruction du Président de la République, son ministère entend corriger une situation dans laquelle certains agents travaillent sans être correctement rémunérés, tandis que d’autres perçoivent un salaire sans exercer réellement leurs fonctions.
« Il existe des agents qui travaillent mais qui sont mal payés, tandis que d’autres sont payés alors qu’ils ne travaillent pas réellement. Il faut donc rémunérer ceux qui travaillent effectivement et améliorer progressivement leur rémunération », a-t-il déclaré.
A ce sujet, il a promis également des efforts de son ministère pour une meilleure maîtrise des rémunérations des hauts responsables et une amélioration progressive des salaires des agents situés au bas de l’échelle.
L’Intelligent






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