Un malaise mieux une dénonciation de malversation se constate dans la traçabilité de compte géré par un système informatique ISYS-REGIES de la Banque Centrale du Congo (BCC) qui frise la criminalité financière. En effet, le YSYS- REGIES ne rassure plus les régies quant à sa mission. Initialement installé pour assurer l’interconnexion des recettes dans les régies financières, sécuriser la chaîne de la recette publique et éradiquer la fraude, la plateforme numérique ISYS-REGIES est aujourd’hui sujet à problème selon la dénonciation de la Direction Générale des Impôts (DGI) qui sa lettre signée par son Directeur Général, Barnabé Mwakadi vient de saisir l’argentier national Doudou Fwamba pour dénoncer un comportement qui frise la fraude et impacte sur les efforts des agents et cadres de cette régie quant au respect des assignations du gouvernement.
En effet, dans sa lettre datée du 3 septembre n°01/182/DGI/DG/DSR/PEM, DG de la DGI, Barnabé Mwakadi saisi directement le ministre des Finances pour dénoncer un réseau mafieux logé au cœur même de la Banque Centrale du Congo (BCC). La lettre de la DGI du 3 septembre 2026 est un acte d’accusation grave et formel qui prouve que l’effort de mobilisation des impôts est délibérément torpillé de l’intérieur de la Banque centrale du Congo.
Cette lettre met à nu le mode opératoire d’agents véreux de la BCC chargés de la gestion technique du logiciel ISYS-REGIES. Ces derniers ont réussi à détourner des millions de dollars de recettes fiscales en manipulant les serveurs informatiques de l’État. Selon le Directeur Général de la DGI, les conclusions des enquêtes menées par cette régie sont alarmantes. En effet, la DGI dénonce un mécanisme criminelle mis en place par les « agents » de la BCC:
• La Validation de fausses preuves : Les agents interceptent les flux financiers et fabriquent de fausses validations pour masquer les détournements. Exemple du paiement d’un montant global de 195 397 267,53 FC qui a été effacé des registres, comme si l’argent n’avait jamais existé.
• L’effacement de traces numériques : Les informaticiens effacent, annulent et recréent des transactions afin de brouiller toute traçabilité. Ainsi, 5 424 850 544,94 FC ont disparu des recettes de mars 2025, ramenant artificiellement le total de 779 932 453 358,91 FC à 774 507 602 813,97 FC. Plus grave encore, une recette de TVA de 5 441 589 802,00 FC, payée le 13 août 2024, a été enregistrée, supprimée, annulée puis réintroduite rétroactivement, rendant le détournement presque indétectable.
• Siphonnage en amont : Les serveurs affichent des opérations régulières alors que les fonds sont déroutés avant d’atteindre le Trésor. 202 paiements encaissés par la CADECO, agence d’Aru, le 30 janvier 2026, pour un montant global de 36 804 900,00 FC, ont été intégrés tardivement avec une date falsifiée, preuve supplémentaire d’une fraude systématique.
La lettre de la Direction Générale des Impôts est une véritable et formelle accusation contre la Banque centrale qui n’aspire plus confiance. C’est ici que l’appel est lancé pour que le patron des finances puisse ordonner une enquête afin de tirer au clair cette affaire et les responsables de ce crime soit déférer devant la justice et retablier la DGI dans ses droits.
CKM






Laisser un commentaire